Le transgenrisme – le désir de changer de sexe parce que l’on se sent dans le mauvais corps – est devenu une question de plus en plus pressante ces dernières années. L’idéologie transgenre affirme que chaque personne possède une « identité de genre » (un ressenti interne du genre) qui peut correspondre ou non à son sexe biologique.
De nombreux militants et célébrités poussent les sociétés à accepter cette idéologie sans la remettre en question et à étouffer les débats essentiels sur ce sujet, ce qui a conduit à des conséquences dommageables. Mais, dans cet article, nous allons rechercher, questionner et argumenter afin de clarifier la confusion qui entoure ce thème et révéler la vérité.
Section A – Logique
L’hypothèse selon laquelle le ressenti subjectif d’une personne prime sur la réalité biologique objective est trompeuse. Les sentiments sont changeants, temporaires et souvent trompeurs. Ces trois faits suffisent à montrer que nous ne devons pas laisser nos émotions gouverner nos vies, guider nos décisions ou, dans notre cas, déterminer notre identité de genre.
Comment un homme biologique peut-il conclure qu’il est une femme ? Essentiellement, parce qu’il en a le sentiment ! Et qu’est-ce qu’un « ressenti féminin » exactement ? En quel sens objectif ces sentiments feraient-ils de lui une femme ? On ne peut pas modifier la biologie fondamentale simplement parce que c’est ainsi que l’on se sent ou parce que cela correspond à une idée très subjective de qui l’on pense être. En conséquence, on ne peut pas simplement choisir ses propres pronoms et exiger que les autres les utilisent, car les êtres humains existent dans une binarité sexuelle : soit masculin, soit féminin.
1. Le genre et le sexe ne sont pas malléables
Depuis toujours, garçon signifie garçon et fille signifie fille. L’idée de base selon laquelle les catégories masculin et féminin seraient déconnectées ou malléables va à l’encontre de la biologie des mammifères, pas seulement des humains. Par exemple, le genre et le sexe sont-ils différents chez les chiens, les oiseaux, etc. ? Certainement pas.
Le genre et le sexe ne sont pas susceptibles de changement. Il est toutefois important de noter que des hommes peuvent avoir des caractéristiques dites féminines et des femmes des caractéristiques dites masculines ; néanmoins, un homme avec des traits féminins reste un homme, et une femme avec des traits masculins reste une femme. De même qu’on ne peut pas changer magiquement son âge, on ne peut pas non plus changer son genre.
2. Dévalorisation de la masculinité et de la féminité
Le transgenrisme promeut l’idée que l’on peut changer de genre et que, par le travestissement et des modifications extérieures du corps, on deviendrait le genre désiré. Cela peut sembler séduisant pour beaucoup au premier abord, mais la réalité est que le genre est une donnée fixe, prouvée par la biologie et déclarée par chaque cellule du corps.
De simples changements extérieurs, comme laisser pousser une barbe ou se maquiller, ne font que banaliser les concepts de masculinité et de féminité, les réduisant à des éléments superficiels et méprisant les véritables différences biologiques et psychologiques entre les hommes et les femmes.
Section B – Scientifique
1. Intersexuation
L’intersexuation est un terme général désignant diverses situations dans lesquelles une personne naît avec une anatomie reproductive ou sexuelle qui ne correspond pas aux définitions typiques du masculin ou du féminin. Il est donc important de souligner qu’une personne intersexe présente une condition physique, tandis qu’une personne transsexuelle n’en présente pas nécessairement.
2. Dysphorie de genre
Une personne atteinte de dysphorie de genre éprouve un conflit entre le sexe qui lui a été assigné à la naissance et son identité de genre. La dysphorie de genre est une condition qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie d’une personne ; dans ce cas, une thérapie devrait intervenir pour aider celles et ceux qui en souffrent.
Cela dit, il faut noter que la médecine ou toute forme de thérapie ne sont pas censées procurer un bonheur immédiat, mais viser le bien-être global. L’immoralité apparaît lorsque, au lieu d’accepter qui l’on est réellement et d’y trouver joie et accomplissement, on vend de fausses promesses de satisfaction non fondées sur des études fiables à long terme — comme l’idée que tous les problèmes disparaîtront si l’on prétend appartenir à l’autre genre, ce qui relèverait de l’illusion.
3. Taux de suicide, anxiété et dépression
Des études montrent des taux alarmants au sein de la communauté transgenre. Les données indiquent que 82 % des personnes transgenres ont envisagé le suicide et 40 % ont fait une tentative, les taux étant les plus élevés chez les jeunes transgenres. Alors que de nombreux acteurs et influenceurs affirment que ces chiffres sont dus au rejet familial, au harcèlement et aux intimidations, on observe que le taux de suicide dans la population générale est d’environ 4 %, ce qui rendrait celui de la communauté transgenre dix fois plus élevé.
Ainsi, l’idée que 36 % des personnes tenteraient de se suicider uniquement parce que d’autres sont méchants semble difficile à soutenir. De plus, il n’existe aucune preuve que le taux de suicide diminuerait si l’on validait systématiquement leurs convictions. Selon l’Enquête américaine sur les personnes transgenres, 39 % déclarent une détresse psychologique grave (anxiété, dépression, etc.) contre seulement 5 % dans la population générale des États-Unis.
4. Les effets des bloqueurs de puberté utilisés dans le processus de transition
Les partisans du transgenrisme affirment que le médicament bloqueur de puberté utilisé dans ce processus, appelé « Lupron », est totalement réversible et qu’il ne fait que mettre en pause le développement du corps, comme lorsqu’on met une chanson en pause avant de la reprendre. Or, selon cette perspective, il n’existerait pas d’études prouvant cet effet de « pause », et la génération actuelle servirait de cobaye pour en observer les conséquences.
Ce qui est avancé, en revanche, est que le Lupron est un médicament utilisé pour le cancer de la prostate chez des hommes adultes. Ayant des effets de castration chimique, il a également été utilisé chez certains délinquants sexuels. Ainsi, administrer un bloqueur de puberté à un enfant serait assimilé à une forme de castration chimique. Ces médicaments seraient utilisés hors indication officielle, permettant aux entreprises pharmaceutiques de réaliser d’importants profits, ce qui soulèverait des questions d’intérêts financiers dans la promotion de ces traitements, notamment chez les enfants.
5. Les résultats des chirurgies de réassignation sexuelle
Une revue de plus de 100 études médicales internationales sur des personnes transsexuelles opérées, menée par l’Unité de recherche ARIF de l’Université de Birmingham, aurait conclu qu’il n’existait pas de preuves scientifiques robustes démontrant l’efficacité clinique de la chirurgie de réassignation sexuelle. De plus, il n’y aurait pas de preuve concluante que ces opérations améliorent la vie des personnes concernées, beaucoup restant gravement en détresse et parfois suicidaires après l’intervention.
Section C – Biblique
La Bible affirme que les êtres humains sont créés à l’image de Dieu, homme et femme (Genèse 1:27), et que le sexe d’une personne est déterminé par Dieu dès la conception. Bien que les hommes et les femmes dans les Écritures puissent exprimer leur masculinité et leur féminité de diverses manières, la Bible fonctionne toujours selon des catégories binaires : homme et femme.
Dieu a créé la femme comme complément et aide pour l’homme (Genèse 2:18-22), présentant l’existence d’un homme et d’une femme comme essentielle à son plan créateur. Les deux ne sont ni identiques ni interchangeables. Lorsque la femme, issue de l’homme, s’unit à lui dans l’union sexuelle, les deux deviennent une seule chair (Genèse 2:23-24), divisant l’humanité en deux genres : masculin et féminin.
Enfin, il est important de noter qu’il ne serait pas « aimant » d’affirmer qu’une personne est « piégée dans le mauvais corps », surtout si cela peut l’encourager à subir des interventions médicales potentiellement dangereuses sur le plan physique et psychologique. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à dire la vérité sur les risques que le transgenrisme peut entraîner, mais avec amour, en appliquant les principes bibliques sans compromis, tout en faisant preuve de compassion.
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