La scientificité de l’évolution 3 – Critère ‎expérimental

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Introduction

Cet article traite du critère expérimental, l’une des premières exigences pour qu’une hypothèse progresse vers le statut de théorie acceptable. Voyons donc si des expériences répétées et des tests ont prouvé l’évolution.

Dans l’article introductif de cette série, nous avons affirmé que l’évolution, dans la définition élargie du darwinisme — selon laquelle tous les êtres vivants proviendraient d’un ancêtre commun — repose sur des inférences injustifiées tirées des données observées. En termes simples, des preuves solides et authentiques sont interprétées avec des suppositions. Cette série examine l’évolution et expose les raisons pour lesquelles nous pensons qu’elle devrait être reléguée au rang d’hypothèse plutôt que de théorie.

L’argumentation

La communauté scientifique actuelle affirme avoir prouvé l’évolution par l’expérimentation. Cependant, ces expériences entrent dans l’une des trois catégories suivantes : sélection artificielle, expériences en laboratoire sur les mutations/adaptations, et simulations informatiques. Aucune de ces catégories n’a démontré la création d’un nouvel organe ou une transition d’amphibiens en reptiles ou en mammifères, etc.

Aucune expérience ne transformera un triton en lézard ou ne fera pousser des plumes à une chauve-souris.

Dans les expériences de laboratoire, seules des mutations ont été observées. Ces mutations sont principalement neutres ou nuisibles. Aucune mutation positive n’a jamais été démontrée — les adaptations aux antibiotiques ou aux herbicides sont équivalentes aux adaptations immunologiques face aux maladies. Dans le cas des bactéries qui deviennent résistantes aux antibiotiques, ce phénomène est attribué à leur capacité à échanger du matériel génétique via le partage de plasmides dans un processus appelé « transfert horizontal de gènes ».

Considérons un article de quatre chimistes et physiciens de l’Université de New York, intitulé “Mutations in artificial self-replicating tiles: A step toward Darwinian evolution” (Zhou, Sha et al., PNAS).

Voici un extrait :

« Dans la nature, la mutation est la première étape de l’évolution, car elle fournit la variation génétique sur laquelle agit la sélection naturelle. Ici, nous prenons un système de tuiles auto-réplicatives artificielles, fondé sur l’origami ADN, qui effectuent une reproduction par gabarit. Nous pouvons générer une petite fraction de mutations en introduisant un décalage dans l’hybridation entre le parent et l’enfant. Nous pouvons modifier la fonctionnalité de l’origami afin d’affecter le taux de croissance de l’espèce mutée, lui donnant plus ou moins d’avantage évolutif, jusqu’à ce qu’elle devienne dominante en quelques générations. L’introduction de mutations dans un système auto-réplicatif artificiel ouvre de nouvelles directions pour la recherche sur les processus d’auto-assemblage. »

Au cœur de l’évolution darwinienne se trouve l’hypothèse selon laquelle des organismes simples ont évolué en organismes complexes grâce à des mutations aléatoires non guidées et à la sélection naturelle. L’expérience menée par ces quatre scientifiques s’est déroulée — comme ils l’admettent — dans un environnement artificiel où des chercheurs intelligents ont :

  • créé un système de tuiles artificielles,
  • introduit une anomalie d’hybridation,
  • modifié la fonctionnalité des tuiles pour influencer le taux de croissance,
  • choisi quels avantages introduire et dans quelle mesure.

Dans quelle mesure cette expérience était-elle non guidée ou naturelle, comme l’exige l’hypothèse ?

Aucune. Ce qui signifie que leur « pas vers l’évolution darwinienne » était peut-être davantage un pas vers le Design Intelligent.

Leur science était irréprochable, mais leur déduction ne l’était pas. Les résultats d’une expérience guidée dans un environnement contrôlé ne peuvent pas prétendre prouver une hypothèse reposant sur l’absence totale de guidage ou de contrôle.

Qu’en est-il de l’hybridation entre espèces ?

Les animaux appartenant à des groupes familiaux différents ne produisent pas de progéniture, et ceux appartenant à des espèces pouvant se croiser ne forment jamais un nouveau groupe familial. La sélection artificielle existe depuis longtemps, et les éleveurs savent quelles espèces peuvent se reproduire et lesquelles ne le peuvent pas. Nous obtenons des Morkies et des Labradoodles parce que différentes races de chiens peuvent se reproduire. Mais aucun couple de chiens ne produira jamais un non-chien.

Nous avons également des mules (cheval-âne) et des ligres (lion-tigre), mais pas de « dats » ou « cogs » (chien-chat), de « crozards » (crocodile-lézard), ou de « cheagles » (poule-aigle).

Les expériences impliquant du sperme humain et des ovules d’autres primates (et vice versa) n’ont jamais produit de descendants, malgré les avancées technologiques — ce qui devrait interpeller ceux qui soutiennent que les humains descendent d’ancêtres simiesques. À quel moment de l’évolution les filles ne pouvaient-elles plus se reproduire physiquement avec leurs pères ? Les chiens et les loups partagent un ancêtre commun. Ainsi, un loup et un chihuahua peuvent produire une progéniture viable, mais pas un singe et un humain ?

Conclusion

La revue scientifique réputée Nature.com possède une section dédiée à « l’évolution expérimentale » qu’elle décrit ainsi :

« L’évolution expérimentale consiste en l’utilisation de manipulations en laboratoire ou en conditions contrôlées sur le terrain pour étudier les processus évolutifs. Elle utilise généralement des organismes ayant un temps de génération rapide et une petite taille physique, souvent des microbes, afin d’observer des phénomènes qui, chez les organismes multicellulaires, se produisent trop lentement. »

Les expériences menées aujourd’hui concernent des organismes déjà existants et des environnements contrôlés. Cela ne constitue pas une preuve de l’évolution dans la nature. C’est la preuve que les organismes peuvent (et effectivement) s’adapter à leur environnement, entraînant une diversité génétique. Mais cela ne prouve pas comment un type d’organisme a évolué (ou muté) en un autre type. Ce processus est appelé macro-évolution, un concept expliqué dans un article précédent intitulé « Qu’est-ce que l’évolution ? ».

Richard Phillips Feynman, physicien théoricien américain classé parmi les dix plus grands scientifiques de tous les temps, a déclaré dans l’une de ses conférences :

« Peu importe à quel point votre théorie est belle, peu importe votre intelligence… Si elle n’est pas en accord avec l’expérience, elle est fausse. Dans cette simple déclaration réside la clé de la science. »

Références

 


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