La Scientificité de l’Évolution 2/7 – ‎L’Observabilité

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Image credit: A. Miller-Rushing. Sourced from the U.S. National Science Foundation website: nsf.gov

Introduction

Dans l’article introductif de cette série, nous avons affirmé que l’Évolution, dans la définition large du darwinisme — selon laquelle tous les êtres vivants descendent d’un ancêtre commun — tire des conclusions injustifiées à partir de données observées. En termes simples, des preuves authentiques sont interprétées avec des hypothèses et peut-être un biais de confirmation — la tendance des gens à traiter l’information en cherchant ou en interprétant ce qui est conforme à leurs croyances existantes.

Cet article traite du critère de l’observabilité, qui constitue la première exigence avant qu’une hypothèse puisse entamer le processus menant à son acceptation comme théorie.

L’Argument

L’évolution darwinienne n’a jamais été observée en action. Toutes les observations sur lesquelles la théorie repose sont soit :

  • des mutations qui n’ont jamais conduit à des événements d’évolution observables au-delà du niveau des espèces, à l’exception des organismes unicellulaires,
  • soit des phénomènes historiques, qui pourraient tout aussi bien être utilisés pour étayer l’hypothèse du Dessein Intelligent.

Examinons cependant certaines des observations utilisées pour « prouver » la théorie de l’évolution à partir d’un ancêtre commun :

1. Anatomie comparée

Il s’agit de l’« étude comparative des structures corporelles de différentes espèces animales afin de comprendre les changements adaptatifs qu’elles ont subis au cours de l’évolution à partir d’ancêtres communs ». – Britannica [1]

La théorie de l’évolution par sélection naturelle de Charles Darwin s’appuie fortement sur l’anatomie comparée. Par exemple, la ressemblance entre les phalanges de la main humaine, le membre antérieur de la tortue et la nageoire du dauphin est considérée comme une preuve d’un ancêtre commun.

Les partisans du Dessein Intelligent soutiennent plutôt que ces ressemblances reflètent un concepteur unique réutilisant des structures fonctionnelles optimales.

2. Embryologie et développement

L’embryologie étudie le développement des êtres vivants avant la naissance ou l’éclosion. Les évolutionnistes affirment que des traits ancestraux apparaissent et disparaissent au cours du développement embryonnaire. Par exemple, la prétendue transition poisson → amphibien → reptile → mammifère dans les embryons de mammifères, ainsi que les similitudes frappantes entre les premiers stades embryonnaires de nombreux vertébrés.

Cette idée reposait largement sur les dessins frauduleux d’Ernst Haeckel (1834–1919), qui falsifiait les illustrations pour les faire paraître similaires. Depuis, les embryologistes ont confirmé que ces dessins étaient inexacts.

Un article intitulé « Haeckel’s Embryos: Fraud Rediscovered » publié dans Science (5 septembre 1997) rapporte que des techniques modernes ont démontré la falsification des images.

Grâce aux techniques modernes, un chercheur britannique a photographié des embryons semblables à ceux représentés dans les célèbres dessins centenaires d’Ernst Haeckel—prouvant que les images de Haeckel étaient falsifiées. Haeckel avait autrefois reconnu devant ses pairs qu’il avait retouché les dessins, mais cette confession fut oubliée. [2]

Selon les partisans du Dessein Intelligent, les similitudes embryonnaires reflètent plutôt un créateur utilisant des plans similaires qu’un ancêtre commun.

3. Similarités de l’ADN

L’ADN est la molécule qui porte les codes déterminant les caractéristiques des êtres vivants. Les évolutionnistes affirment que la similarité entre l’ADN humain et celui du chimpanzé prouve notre descendance commune.

La similarité couramment citée de 95 % [3], incluant insertions et délétions, diminue à mesure que la technologie progresse, révélant davantage de différences. Une divergence de 5 % représente environ 150 000 000 paires de bases distinctes.

De plus, l’ADN n’est pas le seul critère pertinent. Un article de Nature montre que les chromosomes Y humain et chimpanzé sont remarquablement différents [4].

Jeffrey Tomkins, titulaire d’un doctorat en génétique de l’Université Clemson, et Jerry Bergman, qui possède neuf diplômes universitaires dont deux doctorats, ont rédigé un article de recherche détaillé intitulé « Genomic monkey business—estimates of nearly identical human-chimp DNA similarity re-evaluated using omitted data », qui constitue une lecture captivante. [5]

On ajoute souvent que l’ADN humain est similaire à 84 % à celui du chien et à 60 % à celui de la banane, ce qui remet en question la validité de la similarité génétique comme preuve d’ascendance.

Concernant l’« ADN poubelle » (junk DNA), les évolutionnistes affirmaient que 99 % de l’ADN humain était inutile. Cette idée soulève plusieurs problèmes :

  • Le concept de fonctionnel vs non fonctionnel est très débattu.
  • De nombreuses régions non codantes ont été découvertes comme étant fonctionnelles (ARN ribosomiques, ARN de transfert, séquences régulatrices, télomères, centromères, origines de réplication, etc.).
  • Les estimations de l’ADN non fonctionnel ont drastiquement diminué : de 99 % à environ 20 %.
  • L’idée de « si nous ne comprenons pas sa fonction, alors c’est inutile » freine la recherche scientifique.

4. Les archives fossiles

Les évolutionnistes présentent souvent les fossiles comme preuve de l’évolution darwinienne pour plusieurs raisons :

  • Les fossiles semblent montrer une grande profondeur temporelle.
  • La colonne géologique est supposée fiable, mais les méthodes de datation comportent des incohérences et peuvent impliquer un raisonnement circulaire.
  • L’ordre des fossiles paraît aller des formes simples aux formes complexes, mais cela ne prouve pas un processus lent et non guidé.

Les fossiles transitoires attendus sont rares ou contestés. Ce que l’on observe au lieu de transitions progressives :

  • de nombreuses discontinuités temporelles et géographiques ;
  • l’apparition soudaine de nouveaux plans corporels (ex : explosion cambrienne) ;
  • des changements trop rapides pour correspondre aux modèles mathématiques d’évolution lente ;
  • des espèces qui restent stables pendant de longues périodes ;
  • l’arrivée soudaine d’organes complexes sans formes intermédiaires ;
  • des « chaînons manquants » annoncés puis invalidés.

Dans certaines lignées humaines supposées, les caractéristiques (taille du cerveau, stature, anatomie des mains, usage d’outils) varient de manière incohérente, rendant difficile l’établissement d’un arbre évolutif.

Certains évolutionnistes tentent d’expliquer ces anomalies par un échantillonnage insuffisant des fossiles. Or, la « courbe des collectionneurs » indique que nous retrouvons les mêmes fossiles, suggérant que nous avons déjà échantillonné suffisamment.

Les créationnistes, quant à eux, soutiennent que les couches géologiques et leurs fossiles résultent d’un déluge global : les sédiments auraient enseveli les organismes selon leur habitat, expliquant l’ordre observé.

5. Biologie des organes « vestigiaux »

Les organes vestigiaux sont ceux supposés inutiles aujourd’hui. Darwin les décrivait comme des structures rudimentaires héritées d’ancêtres.

Le principal problème logique est le raisonnement circulaire :

  1. On affirme qu’un organe est vestigial parce qu’il a évolué.
  2. Puis on affirme que son existence prouve l’évolution.

Pourtant, la recherche médicale moderne trouve des fonctions à la plupart de ces organes (appendice, amygdales, coccyx, etc.). Malgré cela, certains manuels continuent de mentionner de nombreux organes vestigiaux.

6. Mutations

Les mutations sont des modifications dans le code génétique.

L’évolution darwinienne affirme que :

  • l’accumulation de mutations sur des millions d’années produit des variations,
  • puis la sélection naturelle filtre ces variations,
  • conduisant à de nouvelles espèces et organes.

Cependant :

  • la plupart des mutations sont neutres ou nuisibles ;
  • les mutations ne créent pas d’information nouvelle ;
  • aucune mutation n’a été observée créant un organe entièrement nouveau ;
  • aucune transition majeure (poisson → amphibien) n’a été observée en nature ni en laboratoire.

Un reptile ne peut pas muter pour développer des plumes si les instructions nécessaires n’existent pas dans son ADN.

Conclusion

Lorsqu’on évalue si l’évolution satisfait le critère d’observation dans la méthode scientifique, elle échoue sur plusieurs points. Nous ne voyons ni le processus en cours, ni une preuve claire qu’il s’est produit dans le passé, ni dans la nature ni dans des laboratoires avancés.

Il se pourrait donc que l’évolution ne soit qu’une hypothèse visant à expliquer la diversité des espèces observées aujourd’hui.

 

Resources

‎[1] Comparative Anatomy. https://www.britannica.com/science/comparative-anatomy

[2] Haeckel’s Embryos: Fraud Rediscovered https://www.science.org/doi/10.1126/science.277.5331.1435a

[3]  Divergence between samples of chimpanzee and human DNA sequences is 5%, counting indels https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12368483/

[4] Hughes, J., Skaletsky, H., Pyntikova, T. et al. Chimpanzee and human Y chromosomes are remarkably divergent in structure and gene content. Nature 463, 536–539 (2010). https://doi.org/10.1038/nature08700

[5] Genomic monkey business… https://creation.com/images/pdfs/tj/j26_1/j26_1_94-100.pdf


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